Archives de l’auteur : Yves Paul

Jeudi 27 Mars 2014 : « Le Geste de prendre soin »

Michel GUERIN

20H00 au Forum de L’IRTS, 41 avenue de la Liberté, le Ban-Saint-Martin.

Dans Philosophie du geste (Actes-Sud, 2e édit., 2011), est thématisée l’aptitude du geste à initialiser un champ opératoire ou, plus modestement, une action qu’il démarre ou une ambiance qu’il détermine. En même temps que s’élabore une « gestique transcendantale » en forme de quadrature (faire, donner, écrire, danser), l’analyse fait apparaître que si le geste est embrayeur, émergence d’un schème, celui-ci ne cesse pas d’accompagner l’action continuée. Ainsi, le geste se donne à la fois en tant que commencement et en tant que mémoire du corps. Ensemble inchoatif et mnésique, son « mimisme » (M. Jousse) concilie spontanéité et gestion, initiative et stratégie.

On étudiera cette fois le schématisme qui induit et conserve le geste de prendre soin en tant qu’il développe la sémantique praxéologique du souci (Heidegger) ou de la préoccupation (Péguy) en traversant de nombreux domaines, dont, bien entendu celui de la santé. De l’éducation (la méthode « inactive » prônée par Rousseau) à la cure, en passant par le patrimoine, voire la Terre elle-même, l’action de prendre soin contient un semi oxymore, car il s’agit là d’une prise qui se destitue aussitôt en faveur d’un faire qui n’exalte pas le sujet mais fait en sorte de laisser être ou de rétablir dans son intégrité ou sa dignité ce qui a prix au-delà et indépendamment de lui.

140327 Guérin

Jeudi 13 Février 2014 : « La place du regard dans le traitement des blessures générationnelles en art-thérapie »

Cloître des Récollets (Grand Grenier) – Metz, 1 rue des Récollets

Nous vous proposons de participer à une conférence-débat  avec

Carole Madelaine-Dupuich:

Qu’il soit fenêtre scopique, échange ou expression d’émotions, le regard tisse des liens. Il relie les individus entre eux. Il les place les uns par rapport aux autres au fil des générations, suivant une transmission de sens qui structure son tissage comme un langage. En cela, le regard a du sens pour chacun dans la mesure où il provient d’un autre qui fait autorité sur soi.

Seulement l’autorité n’est pas sans faille. Dépourvue de responsabilité, elle déplace l’individu du regard. Ce dernier, peut-il dès lors rencontrer un autre regard capable de remplacer la défaillance de l’autorité? Et que signifie remplacer ? Comment aborder cet autre regard ? Il ne saurait être question de faire à la place ou de prendre la place de l’individu, mais de lui apporter un soutien, en étant juste à côté. Tel est le regard qu’adopte l’art-thérapeute quand il pose un cadre où l’individu peut s’exprimer techniquement par l’art.

L’enjeu de l’art-thérapeute est alors d’aider l’individu à se replacer au sein du regard, en lui faisant récupérer le sens du langage afin de renouer les fils déchirés par les blessures générationnelles. Et devenir ainsi une personne libre…

 

Carole Madelaine-Dupuich est art-thérapeute à Metz. Elle est titulaire d’un doctorat en Arts et Sciences de l’Art.

Entrée libre

Un temps de reprise de cette conférence, en présence de l’intervenante , aura lieu le 27/02/14 à 20h30 et sera réservé aux membres de l’association

Samedi 01 Février 2014 : “Quand Désir et Besoin font leur toilette »

Samedi 01 Février 2014 : « Quand Désir et Besoin font leur toilette »

Dans le cadre de la manifestation « Dress Codes » organisée par le FRAC les 01et 02 février 2014

14h au FRAC, 1bis rue des Trinitaires, Metz

Le désir n’apparait jamais qu’habille, mieux : déguisé. Le desir affiche ses toilettes, quel qu’en soit le genre.

Le besoin annonce les siennes, quel qu’en soit le genre. On plaisante avec le désir, on ne plaisante pas avec le besoin.

Serait-ce à dire que le désir est la revanche de la pulsion sur le besoin ?

 

140202 Frac Borromée Dress Code