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Mardi 6 mars 2018 – 20h45 : le discours du Capitaliste

Notre collègue Philippe PIERRE, membre de l’École de Nancy pour la Psychanalyse, nous a fait l’amitié d’accepter de travailler avec nous, dans le cadre d’une soirée réservée aux adhérent, dans le prolongement de l’après-midi « Hommage à Bernard Maris » de janvier.

La soirée aura lieu le mardi 6 mars à 20h45 au cabinet de Michel Klein: 5 rue du Lancieu – Metz.

Voici son argument:

Le discours du Capitaliste :
La fabrique d’un sujet sans adresse

Je vous propose de partir de cette thèse développée par Hervé Defalvard dans son livre, Les non-dits du marché, dialogue d’un économiste avec la psychanalyse, pour ensuite nous centrer sur la clinique de ces demandes qui ne sont pas vraiment des demandes mais dont nous sommes néanmoins de plus en plus l’objet.
M’interrogeant sur ces demandes-là je suis ainsi intervenu dans le cadre de notre séminaire public à Nancy il y a un an. Je m’appuierai sur la 2ème partie de cette intervention qui est consacrée au discours du Capitaliste pour tenter d’aller un peu plus loin avec vous dans l’analyse des questions théorico-cliniques que cela nous pose si l’on refuse d’affirmer rapidement – au nom d’une doxa bien confortable – que dans ces cas-là il-n’y-a-pas-de-demande.
Entre autres questions dont on pourra discuter ensemble :
– Comment faire avec une demande qui au départ ne prend pas en compte la dimension du Grand Autre et ce faisant l’existence de l’inconscient ?
– Suffit-il dans ces cas-là de supposer du sujet à la demande alors qu’il n’y semble pas y en avoir du tout ?
– Comment tenter de faire se décaler un peu ces demandeurs-là d’une position souvent empreinte de méfiance vis-à-vis d’une figure de l’Autre manipulatrice (crainte de l’arnaque, des « pervers narcissiques » etc) ? Serait-il possible que du sujet-supposé-savoir puisse progressivement s’instaurer et permette ainsi que la psychanalyse de tel et tel sujet/demandeur devienne – selon la formule provocatrice de Lacan dans L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre – « […] une escroquerie qui tombe juste. » ?

Philippe PIERRE

2ème journée Bernard Maris : « Économie libérale et économie libidinale »

le samedi 20 janvier 2018 de 14h à 16h30
au FRAC, 1 bis, rue des Trinitaires, Metz

en partenariat avec la librairie « La Cour des Grands »

Suite à notre journée en hommage à Bernard Maris de janvier 2016, Borromée a décidé de poursuivre ce travail « psychanalyse vs économie »

Cette année nous invitons René Major* pour son ouvrage récent « Au cœur de l’économie, l’inconscient » (éd Galilée). Il s’entretiendra avec Pierre-Noël Giraud** sur le thème :

« Économie libérale et économie libidinale »

Une économie mondiale hors de ses gonds a plongé une grande partie de l’humanité dans une forme d’esclavage par surendettement des Etats souverains. Le poète et législateur athénien, Solon, voyait déjà dans cette forme d’esclavage pour dette une atteinte fondamentale à la démocratie. Tel l’inconscient, l’économie est structurée comme un langage dont les signifiants traduisent les passions qui l’animent. Si Freud et Lacan, Lyotard et Derrida, sont ici tout particulièrement convoqués, ce n’est pas sans croiser leur pensée avec celle de Marx, Keynes, Bataille, Klossowski, Mauss, Baudrillard, Baudelaire ou Nietzsche. C’est en suivant, de 2008 à 2013, les soubresauts de ce qu’on appelle par euphémisme « la crise économique » que s’est imposée cette mise à jour des forces irrationnelles qui hantent la raison économique, en prenant radicalement en compte les sources pulsionnelles, libidinales, sur lesquelles prennent appui les pouvoirs politiques et financiers pour fabriquer du consentement à une économie de dette, de sacrifice, de cruauté. L’hypothèse privilégiée qui en ressort est celle qui fait reposer l’ultralibéralisme sur un système de croyances – voire sur « un système bancaire fantôme » – qui l’aura conduit à développer en trente ans les symptômes d’une grave maladie auto-immune.

* Psychanalyste, Directeur de l’Institut de psychanalyse de la Société psychanalytique de Paris
** Économiste, Professeur d’économie au CERNA-école des Mines de Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Site : http://association-borromee.fr
Mail : [email protected]

 

 

 

 

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L’Unheimliche. L’impossible nuit.

Pierre Paul COSTANTINI                                                                                                                               Psychanalyste, psychologue.

Jeudi 7 décembre 2017 à 20h00                                                                                                            IRTS de Lorraine, Forum-IRTS                                                                                                                    41 avenue de la liberté 57050 Le Ban-Saint-Martin

Il sera question du difficile témoignage de la victime qui, prise dans l’étau d’une violence indicible, ne peut trouver les mots pour témoigner du vertige de cet impossible moment. La violence subie contraint la victime à l’affronter selon différents registres. Tout d’abord la violence met le sujet face à un univers qui n’est plus à la mesure de ses représentations et d’autre part les mots manquent pour dire ce qui, en raison, ne peut-être pensé. D’où ce sentiment d’Unheimliche, cette inquiétante étrangeté, terreau de ce moment de vertige.

Jean Rustin ou Malaise dans la Peinture

Samedi 21 octobre 2017

Philippe Choulet, philosophe                                                                                                                     Musée de la Cour d’Or, Metz

L’œuvre de Jean Rustin, né à  Montigny-les-Metz le 3 mars 1928 et décédé à  Paris en décembre 2013, la veille de Noël, est, parmi toutes celles qui, au XXe siècle, se sont occupées de la Chair (Egon Schiele, Francis Bacon, Lucian Freud, entre autres), absolument singulière, dépassant l’expressionnisme dominant, par un point de vue audacieux sur le corps humain, sa solitude, son silence et la sidération de son âme… Et ce à  tel point que cette œuvre fera scandale en France  il faut attendre 2001 pour voir Rustin s’y imposer comme un peintre majeur.                      Mais Anvers abritera une Fondation Rustin dès 1992…

Notre intention est à  la fois de chercher à  comprendre pourquoi cette peinture nous met tant à  l’épreuve, avec cette vision limite de l’existence humaine, qui traite de ce mixte de normal et de pathologique qui nous regarde, et ce en exposant des formes d’étrangeté qui n’appartiennent pas seulement à l’autre, mais bien aussi à notre corps propre.

 

 

 

   

 

Eté 2017

Bonjour à tous

Nos rencontres publiques 2016 – 2017 sont désormais terminées.

Nous vous proposons de venir régulièrement sur le site afin de prendre connaissance de notre programme 2017 – 2018.

Nous vous souhaitons un excellent été.

Association Borromée

« L’anorexie, ça me bouffe » – entre parole et médecine

Samedi 10 juin à 14h au Grenier des Récollets, rue des Récollets – Metz

avec Yves Paul et Raphaël Sartori

 

Suffit-il de réduire l’anorexie mentale à un trouble somatique ?

Ainsi, peut-on croire que la prise en charge de ces patients, plus généralement de ces patientes, se réduirait au contrôle du poids (à travers l’IMC : indice de masse corporel), des repas et des risques associés ?

Si ce suivi est indispensable, qu’en est-il des troubles psychiques ?

Est-ce un trouble ethnique comme le proposait Georges Devereux ?

Existe-t-il un corpus analytique ?

Nous explorerons la clinique, les facteurs étiologiques et déclenchants au travers de 2 cas :

Le 1er issu de la pratique de l’un d’entre nous.

Le 2nd à l’appui d’une autobiographie: une relecture du témoignage de Victoire Maçon Dauxerre : « Jamais assez maigre, journal d’un top-model », entre fantasmes et réalités.

 

 

                                 

 

ABC de la Psychanalyse : D comme Directives Anticipées

Le mardi 4 avril 2017 à 20h30 au Grenier des Récollets, rue des Récollets – Metz

L’ABC de la Psychanalyse*: « D comme Directives anticipées »

avec Yves Paul

Psychiatre, Psychanalyste

« Après la loi Leonetti – Clayes, votée en 2016, notre pays s’est engagé dans une campagne de communication afin d’inciter tous les Français à rédiger leurs vœux face à la prise en charge en fin de vie.

Cette loi définit les relations entre patients et médecins de manière générale devant les décisions de poursuite ou non de soins. La situation de Vincent Lambert, en état de conscience minimal depuis son accident de la circulation en 2008, en réanimation au CHU de Reims, a mis en lumière, du fait des dissensions familiales, l’embarras des professionnels de santé.                                                                  

Les directives anticipées, rédigées très rapidement, « dès que possible », pourraient solutionner les doutes des soignants. Mais qu’en est-il d’un document rédigé à 20 ans, certes modifiable, dont les effets seront applicables 50 ou 60 ans plus tard ?                                                        

Interrogeons alors à travers la linguistique l’opposition : communication et parole.                             

La communication est le modèle d’échange entre les sujets depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

La parole disparaît au profit des sms, des twittes et autres modes d’échange au nombre de caractères limités. Bien sûr, la vitesse de diffusion est au cœur de nos préoccupations depuis le tournant du siècle.                                                                                                                                                              

Le sujet, par sa parole, vient témoigner de son désir.                                                                                  

 Y a-t-il encore du désir avec 140 caractères, et que dire des émoticons, des smileys de nos contemporains Anglo-Saxons ? 

Alors quand la loi s’empare de la question de la prise en charge des personnes en fin de vie, quelle éthique opère, celle du sujet, ou celle de la société, certes validée par le sujet, mais réduite à la dimension de communication ? »

 

 

* « L’ABC de la psychanalyse» est une subversion du «Vocabulaire de la psychanalyse». À l’inverse du célèbre ouvrage, il s’agit ici de ne prendre en compte que des noms communs sans aucune appartenance au champ sémantique propre à la psychanalyse. S’ensuit une sorte de « cuisine » où nous découvrons comment un signifiant «ordinaire» à la fois s’éclaire de la théorie mais aussi permet de la revisiter.

 

L’intime et son secret

le jeudi 16 mars 2017  à 20h au Forum de l’IRTS de Lorraine Le-Ban-Saint-Martin

avec Michel Guérin

Philosophe, Professeur émérite de l’Université Aix-Marseille, membre honoraire de l’Institut universitaire de France.

« L’intime désigne le plus intérieur de l’intérieur. Par rapport à un « dedans », il marque un superlatif, une limite au-delà de laquelle il est impossible d’aller. C’est le propre de ce qui est organique (et non mécanique) que de détenir cette aptitude à séparer la part la plus secrète de soi. C’est d’ailleurs en réservant celle-ci qu’il se recrée à tout instant individu. Il n’y a pas d’individu sans ce quant-à-soi ; il est ontologique avant d’être psychologique.

L’individu est sexe, d’être sexué bien sûr, mais encore et plus radicalement : séparé (sexus, secus, secare ?). Il est l’être qui, pour être inséparable de soi (in-dividu), ne peut pas ne pas être séparé de tout autre. L’épreuve de l’intime – sur fond de pudeur – est l’expérience de ce secret qui, sans doute, ne renferme rien que l’impossibilité de toucher (noli tangere) l’articulation invisible qui lie le Soi à son Individu.

Si la chair se manifeste sur la peau et la pensée par le discours, elles n’en constituent pas moins les deux formes de l’intime, dont le paradoxe est de cacher en pleine lumière, autrement dit de signaler une profondeur d’abysse par la surface même. Ces deux valeurs de l’intime sont-elles irréductibles (nourrissant la vieille dichotomie de la métaphysique) ou au contraire invitent-elles la pensée à rechercher un nœud encore plus intime où elles se joindraient ? »


 

2ème journée Bernard Maris : « Économie libérale et économie libidinale »

le samedi 21 janvier 2017 de 14h à 17h                                                                                                   au FRAC, 1 bis, rue des Trinitaires,  Metz                                                                                                en partenariat avec la librairie « La Cour des Grands »

Suite à notre journée en hommage à Bernard Maris de janvier 2016, Borromée a décidé de proposer chaque année en janvier une journée « psychanalyse vs économie »

Cette année nous invitons René Major* pour son ouvrage récent « Au cœur de l’économie, l’inconscient » (éd Galilée). Il s’entretiendra avec Michel Plon** et Pierre-Noël Giraud*** sur le thème :

« Économie libérale et économie libidinale »

Une économie mondiale hors de ses gonds a plongé une grande partie de l’humanité dans une forme d’esclavage par surendettement des Etats souverains. Le poète et législateur athénien, Solon, voyait déjà dans cette forme d’esclavage pour dette une atteinte fondamentale à la démocratie. Tel l’inconscient, l’économie est structurée comme un langage dont les signifiants traduisent les passions qui l’animent. Si Freud et Lacan, Lyotard et Derrida, sont ici tout particulièrement convoqués, ce n’est pas sans croiser leur pensée avec celle de Marx, Keynes, Bataille, Klossowski, Mauss, Baudrillard, Baudelaire ou Nietzsche. C’est en suivant, de 2008 à 2013, les soubresauts de ce qu’on appelle par euphémisme « la crise économique » que s’est imposée cette mise à jour des forces irrationnelles qui hantent la raison économique, en prenant radicalement en compte les sources pulsionnelles, libidinales, sur lesquelles prennent appui les pouvoirs politiques et financiers pour fabriquer du consentement à une économie de dette, de sacrifice, de cruauté. L’hypothèse privilégiée qui en ressort est celle qui fait reposer l’ultralibéralisme sur un système de croyances – voire sur « un système bancaire fantôme » – qui l’aura conduit à développer en trente ans les symptômes d’une grave maladie auto-immune.

 * Psychanalyste, Directeur de l’Institut de psychanalyse de la Société psychanalytique de Paris                                                                                                                                                                    ** Psychanalyste, Membre du Comité de rédaction de la revue Essaim et du Comité de rédaction du périodique La Quinzaine littéraire                                                                                              *** Économiste, Professeur d’économie au CERNA-école des Mines de Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

L’éthique pour tous

Borromée participe à la 12ème journée d’études organisée par le Comité d’Éthique Saint ANDRÉ                                                                                                                                                                                      « L’ÉTHIQUE POUR TOUS »                                                                                                                                                                                                                                                                                 Le samedi 26 Novembre 2016 de 9h à 17h à l’Amphithéâtre de l’Hôpital ROBERT SCHUMAN

de 11h30 à 12h15: Yves PAUL (psychiatre, psychanalyste) présentera

 « Quand la communication supplante le langage, que reste-t-il de l’éthique ? »

« Pourquoi opposer communication et langage ?

La communication est le modèle d’échange entre les sujets depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La parole, le langage de manière plus large, disparait au profit des sms, des twitts et autres modes d’échange au nombre de caractères limités. Combien de couples se sont défaits par ces seuls échanges de mots, à l’orthographe souvent aléatoire ? Bien sûr, la vitesse de diffusion est au cœur de nos préoccupations depuis le tournant du siècle.

Le sujet, par sa parole, vient témoigner de son désir.

Y a-t-il encore du désir avec 140 caractères, et que dire des émoticons, des smileys de nos contemporains anglo-saxons ?

Alors quand la loi s’empare de la question de la prise en charge des personnes en fin de vie, quelle éthique opère, celle du sujet, ou celle de la société, certes validée par le sujet, mais réduite à la dimension de communication ? »

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